la situation au sud-kivu
La République démocratique du Congo est le théâtre de l’un des conflits les plus meurtriers depuis la Seconde Guerre mondiale. Plus de six millions de personnes ont perdu la vie et des millions d’autres ont été contraintes de fuir leur foyer.
Alimentées en grande partie par la convoitise autour des importantes ressources minières du pays, les violences persistantes ont provoqué d’immenses souffrances, touchant en priorité les femmes et les enfants. Les violences sexuelles y ont été utilisées comme une véritable stratégie de guerre, perpétrées par des groupes armés.
Depuis l’arrivée massive de réfugiés à la suite du génocide rwandais de 1994, l’est du pays est plongé dans une spirale de violences récurrentes. Bien que les première et deuxième guerres du Congo aient officiellement pris fin en 1997 et 2003, des groupes armés tels que le M23 continuent de déstabiliser la région. En dépit de plusieurs accords de paix, les causes profondes du conflit - notamment la pauvreté, l’exploitation des ressources naturelles et la faiblesse des institutions étatiques - demeurent, maintenant l’est de la RDC dans une insécurité quasi permanente.
[Source: Understanding the Genocide in the Congo War | Panzi Foundation]




Le contexte
2003-2025
Après la fin officielle de la deuxième guerre du Congo en 2003, la République démocratique du Congo n’est pas entrée dans une phase de paix réelle.
Les violences se sont poursuivies principalement dans l’est du pays, où de nombreux groupes armés ont continué à s’affronter pour le contrôle des territoires et des ressources.
Comme le montre le rapport de l’International Rescue Committee, la période post-conflit a été marquée par une mortalité extrêmement élevée, due moins aux combats directs qu’aux conséquences indirectes de la guerre : déplacements massifs de populations, effondrement du système de santé, malnutrition et maladies évitables. Ainsi, malgré la fin formelle du conflit, l’insécurité chronique a prolongé la crise humanitaire durant les années suivantes.
Entre 2010 et 2025, cette instabilité persistante s’est traduite par la résurgence et la recomposition de groupes armés, notamment dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et d’Ituri.
Des mouvements comme le M23 ou les Forces démocratiques alliées ont contribué à de nouvelles vagues de violences, entraînant des déplacements massifs de civils et aggravant les tensions régionales. L’incapacité de l’État à assurer la sécurité, combinée à la pauvreté structurelle, à l’exploitation des ressources naturelles et aux ingérences régionales, a empêché toute pacification durable.
En 2025, l’est de la RDC reste ainsi marqué par une conflictualité persistante, héritée autant de la guerre passée que de causes profondes jamais résolues.
[Source: 2006-7congomortalitysurvey.pdf]
175 000+
11
Territoires où RENAF opère
Bénéficiaires
Depuis janvier 2025, le Sud-Kivu a été confronté à une crise humanitaire, sécuritaire et sociale persistante, marquée par les conflits armés, les bombardements, les déplacements massifs de populations et les violences récurrentes contre les droits humains.
Ces événements ont révélé la fragilité de l’État de droit. Les écoles et centres de santé ont été endommagés, pillés ou fermés, limitant l’accès à l’éducation et aux soins. Dans le même temps, les personnes déplacées internes et les familles hôtes sont les plus touchées par les maladies épidémiques telles que le Mpox, le choléra, la poliomyélite, la rougeole et le VIH. Ces épidémies sont aggravées par l’insuffisance des services d’eau, d’assainissement et d’hygiène.
Les femmes, enfants, et personnes vivant avec un handicap et survivant(e)s de violences demeurent particulièrement vulnérables, confrontés à des besoins élevés en matière de santé, nutrition, protection et soutien psychosocial (SPS).
Les violences basées sur le genre (VBG) restent préoccupantes, tandis que la cohésion sociale, la cohabitation pacifique et la justice réparatrice sont fragilisées. On constate une volonté communautaire de réconciliation et reconstruction sociale, nécessitant un appui intégré et inclusif.
[Source: ASBL Renaissance Africaine]


Depuis 2025
École primaire Munanira à Kalehe (capacité: 2400 élèves), bombardée en février 2025


"Personnellement j’ai pris acte de m’engager au sein de RENAF avec un seul objectif. L’humanité vit des atrocités avec des guerres à répétition, j’ai pris l'initiative d’adhérer à la philosophie de la RENAF afin
de soulager un tant soit peu la souffrance de nos patients. Parmi nos clients nous avons nos frères, nos soeurs, nos parents et nos enfants.
Pour ne pas aller plus loin, quand on est considéré comme une zone rouge, comme le village où je suis né, qu’on est abandonné à notre triste sort et qu’on est victime de ces atrocités, sans accompagnement psychologique, ni économique ni social, cela motive à agir."
- Justin MUNGAZI MITIMA, Psychologue
en savoir plus sur la situation en rDC
Le conflit qui perdure en République démocratique du Congo demeure l’une des crises humanitaires les plus graves à l’échelle mondiale. De nombreux groupes armés profitent encore de l’abondance des ressources minières du pays, alimentant un cycle de violences et d’instabilité. Le retour sur le devant de la scène de mouvements armés tels que le M23 a provoqué le déplacement de millions de personnes, aggravant une situation humanitaire déjà extrêmement précaire.
Plus de la moitié de la population vit aujourd’hui dans des conditions de crise, sans accès garanti à des besoins essentiels comme l’alimentation, les soins de santé ou l’éducation. À mesure que les affrontements s’intensifient, la cohésion sociale du pays se délite, exposant des générations entières à la violence, à la pauvreté et à une insécurité durable.


Violences basées sur le genre
En 2023, les Nations Unies ont recensé environ 123 000 cas de violences liées au genre sur l’ensemble du territoire congolais. Pour le seul mois de janvier 2024, plus de 10 000 cas de violences sexuelles ont été signalés dans la province du Nord-Kivu, illustrant l’ampleur persistante du phénomène.
Source: Human Rights Watch, "RD Congo : Escalade des violences sexuelles liées au conflit"








DÉPLACEMENTS FORCÉS
La République démocratique du Congo compte aujourd’hui plus de 7 millions de personnes déplacées à l’intérieur du pays, ce qui en fait l’une des plus importantes crises de déplacement interne à l’échelle mondiale.
Source: International Rescue Committee,
INSÉCURITÉ ALIMENTAIRE
Enfants
CRISE SANITAIRE
Plus de 25 millions de personnes, soit environ un quart de la population, sont actuellement confrontées à une situation d’insécurité alimentaire aiguë.
Source: IPC_DRC_Acute_Food_Insecurity_Jul2024_Jun2025_Snapshot_English.pdf
Près de 4,5 millions d’enfants souffrent de malnutrition aiguë, en particulier dans les régions touchées par les conflits armés.
Source: IPC_DRC_Acute_Food_Insecurity_Jul2024_Jun2025_Snapshot_English.pdf
Les conflits armés et les déplacements de population ont privé plus de la moitié des habitants d’un accès suffisant aux soins de santé, les infrastructures et ressources médicales étant fréquemment détruites ou détournées par la violence.
Source: Appeal - Democratic Republic of the Congo, WHO, 2024
Contact us
renafsudkivu@gmail.com
+243 978 433 455
© 2026. All rights reserved.
